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Appel urgent Kazakhstan : les travailleuses domestiques luttent pour leurs droits !

Lundi, March 20, 2017 - 12:05

Depuis plusieurs années, le gouvernement du Kazakhstan harcèle sans relâche les organisations syndicales et les militant•e•s qui les dirigent. En novembre 2016, il annonce la dissolution de la principale confédération syndicale indépendante du Pays (Confédération des syndicats indépendants de la République du Kazakhstan : KNPRK). Le syndicat JUSTICE, affilié à la confédération, qui représente des travailleuses domestiques et des travailleuses sociales depuis 2015 est particulièrement concerné. 

Au Kazakhstan comme ailleurs, les travailleuses domestiques constituent l’une des catégories de travailleuses les plus vulnérables aux violences et aux abus de droits. L’OIT estime à 55 millions le nombre de travailleuses domestiques dans le monde. En lien avec la Fédération Internationale des Travailleurs Domestiques (IDWF) et dans le cadre de notre campagne « De l’invisibilité à l’égalité : défendre les droits des femmes au travail » nous soutenons le combat de ces femmes pour leurs droits. 

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Les travailleuses domestiques, une catégorie particulèrement vulnérable 

La pauvreté, les politiques de libéralisation, le manque de services publics – de garde d’enfants par exemple – et d’accès à l’emploi, ainsi que la division sexuelle du travail pèsent de manière disproportionnée sur les femmes et les filles et expliquent leur prise en charge du travail domestique. 

Celui-ci s’effectue pour le compte de ménages privés et va du nettoyage à la cuisine, en passant par la garde d’enfants et les soins apportés aux membres du foyer. Les travailleuses ne bénéficient généralement pas de véritable contrat de travail et ne sont donc pas protégées par les législations relatives aux droits du travail.

Les abus de droits dont elles font l’objet sont multiples : absence de sécurité sociale, de temps de repos et de libertés syndicale et associative, sous-rémunération, temps de travail supplémentaire, isolement forcé, violences psychologiques, physiques et sexuelles, voire traite et esclavage moderne.

Non seulement ces violations de droits exercées par leur employeur sont exacerbées car elles se produisent au sein de la sphère privée, mais ces travailleuses doivent en plus affronter diverses discriminations au sein de la société : en tant que femmes ou filles, souvent migrantes, dont le type de travail, pourtant essentiel, est dénigré.

Garantir leur liberté et leurs droits syndicaux, en empêchant la dissolution de la Confédération des syndicats indépendants de la République du Kazakhstan (KNPRK) et du syndicat JUSTICE affilié, est donc essentiel pour permettre à ces travailleuses de s’organiser et de se défendre collectivement.

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