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Agriculture : évitons la course au moins-disant !

Lundi, July 16, 2018 - 10:13

Les ministres Stéphane Travert et Julia Klöckner ne parviennent pas à s’entendre sur une déclaration commune pour la future Politique Agricole Commune européenne ? Les représentant·e·s de la société civile, eux, y sont parvenu·e·s.

Des organisations françaises et allemandes appellent à des règles européennes plus strictes en matière d’alimentation, de répartition des aides, d’environnement, de bien-être animal. 

La plateforme Pour une autre PAC et son homologue allemande, toutes deux composées d’organisations paysannes, de préservation de l’environnement et de la biodiversité, de développement international, de bien-être-animal et de protection des consommateurs, s’adressent aux deux ministres.

Des règles européennes ambitieuses et obligatoires pour tous les États membres sont indispensables, fixant des objectifs chiffrés en matière de protection de l’environnement, du climat, de la biodiversité et du bien-être animal, tout en garantissant un revenu juste pour les paysan·ne·s.

Les paysan·ne·s bénéficiant de subventions de la PAC ne devraient pas être « aidés », mais rémunérés pour des services sociaux et environnementaux concrets liés à leur activité de production.

Dans cette perspective, les ministres de l’agriculture français et allemand devraient s’opposer fermement à la proposition de la Commission européenne de réduire les budgets consacrés aux mesures agro-environnementales et climatiques, à la compensation des handicaps naturels, à l’agriculture biologique, aux zones sensibles et au développement rural (deuxième pilier).

De plus, les organisations allemandes et françaises s’opposent fermement à ce que des régimes assuranciels privés souscrits par les fermes puissent être financés par l’argent public de la PAC. Au contraire, le devoir urgent de la PAC repose dans la prévention des risques, par exemple par une incitation à la diversification, dans la visée d’une adaptation aux changements climatiques, de la restauration de la biodiversité et de l’amélioration de la fertilité des sols.

Pour finir, elles appellent à des règles claires relatives au commerce international dans la PAC, permettant d’éviter toute conséquence négative des importations et exportations européennes de produits agro-alimentaires sur les marchés et l’environnement des pays tiers, comme sur la capacité des paysan·ne·s des pays du Sud à tirer un revenu décent de leur activité.

Communiqué de presse du 13 juillet 2018