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Appel Urgent : sans savane, pas de vie !

Vendredi, September 7, 2018 - 09:57

Au centre du Brésil, la savane du Cerrado est un écosystème unique au monde, où la plupart des fleuves du continent prennent leur source. C’est aussi le lieu de vie de nombreuses communautés, dont la survie est aujourd’hui menacée par la déforestation.

Les dégâts de l’agro-industrie

La principale menace à la survie du Cerrado est l’expansion illimitée de l’agro-industrie pour la production d’eucalyptus, de soja et de bétail.

Ainsi la production de soja dans le Cerrado est passée de 418 400 tonnes en 1988 à plus de 10 millions en 2015...

et les autorités brésiliennes n’ont pas l’intention de mettre fin à cette folie destructrice. Une dépêche AFP du 9 juillet 2018 vantait des « terres disponibles et bon marché » avec « des conditions excellentes pour l’ouverture de champs immenses et l’exploitation agricole mécanisée et irriguée. »

La résistance s’organise

Plus de 80 peuples autochtones vivent dans le Cerrado, ainsi que des descendant∙e∙s d’ancien∙ne∙s esclaves (les quilombolas) et d’autres communautés traditionnelles.

Ces communautés ont une connaissance approfondie de la savane et de ses 12 000 espèces végétales, aux nombreuses vertus médicinales et nutritionnelles.

Ce sont les gardien·ne·s de la savane, dont elles tirent leur subsistance depuis des centaines d’années.

Depuis plusieurs mois, ils se mobilisent pour que le parlement brésilien accorde au Cerrado le statut de patrimoine national, qui protège déjà l’Amazonie, le Pantanal et la forêt atlantique depuis 1989.

Une occasion unique d’agir

Un projet de loi visant à conférer au Cerrado le statut de patrimoine national a été présenté au Congrès brésilien en 2010 et approuvé par le Sénat en 2013.

Depuis lors, la Chambre des député∙e∙s n’a pas examiné ni adopté ce projet de loi. Or la Chambre des député∙e∙s va être renouvelée lors des prochaines élections d’octobre 2018.

Les gardien∙ne∙s du Cerrado ont déjà recueilli plus de 250 000 signatures au Brésil et dans les Amériques pour alerter leurs futur·e·s député·e·s...

Joignons nos voix à la leur.