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270 - ESE - JOUEZ LE JEU POUR LES JOAPPEL N° 270 11 MARS 2004 - 30 JUIN 2004 PETITION AU PRESIDENT DU COMITE INTERNATIONAL OLYMPIQUE Pour une enseigne de la grande distribution ou pour une marque, garantir que les vêtement ou chaussures de sport ont été fabriqués dans le respect des droits de l’Homme devrait être la norme. Mais aujourd’hui, dans le meilleur des cas, les entreprises qui commercialisent ces produits ne portent qu’une attention très limitée au "comportement social" de leurs sous-traitants et fournisseurs. D’ailleurs, les conditions commerciales qu’ils leurs imposent (délais de fabrication et prix) aggravent tous les jours davantage les conditions de travail des ouvrières et des ouvriers qui sont à la base de la chaîne de fabrication. Les codes de conduites, les déclarations de principes et les quelques audits sociaux qui sont menés dans les usines cachent mal une réalité de plus en plus connue et dénoncée par les organisations de défense des droits économiques et sociaux et les consommateurs. Des mois de travail sans aucun jour de congés, des accidents et des maladies sans aucune couverture sociale, du harcèlement physique et moral quotidien pour atteindre les quotas de production ... Le fonctionnement actuel du commerce des vêtements et chaussures de sport est propice aux violations des droits de l’Homme dans les ateliers et les usines où ils sont fabriqués. En Asie surtout, mais aussi en Amérique Latine et dans le Maghreb, des femmes et des hommes sont victimes de conditions de travail insupportables. Les termes de leurs contrats de travail, quand ils existent, sont souvent injustes et ne respectent pas la loi. Il n’existe qu’un contrôle purement formel de l’application de la législation concernant la durée du travail, ou les normes de sécurité : 18 heures par jour, heures supplémentaires obligatoires mais non rémunérées, sorties de secours fermées, soit disant pour éviter les vols. Les périodes de production intenses alternent avec des situations de sur-effectif qui provoquent des licenciements massifs. Les ouvriers qui cherchent à protester ou à se syndiquer sont menacés, brutalisés ou congédiés sans indemnités. Les responsabilités sont connues Ces conditions sont la conséquence des pratiques d’achat des grandes entreprises qui font fabriquer ces produits. En incluant des clauses de pénalités dans les contrats et en imposant des délais de livraison toujours plus courts, des prix toujours plus bas et des standards de qualité toujours plus sévères, les multinationales et la grande distribution accroissent la précarité et diminuent les droits. Les gouvernements des pays où sont installés les fournisseurs de cette main d’oeuvre bon marché sont évidemment responsables de cette situation. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que les multinationales choisissent de s’y implanter, déplaçant leurs sites de productions au gré des marges bénéficiaires qu’elles entendent dégager. Car dans presque toutes ces situations d’exploitation, les ouvriers travaillent dans des pays dont les gouvernements sont incapables ou peu disposés à protéger les droits économiques et sociaux. Aux abus dont sont victimes les salariés vient s’ajouter une répression syndicale féroce. Les ateliers et usines sont souvent placés en "zones franches" dans lesquelles les services des Etats ferment les yeux sur leur propre législation. Les syndicats y sont interdits, les questions de droits du travail sont éludées. De plus en plus mises en cause par les campagnes d’opinion des associations et des syndicats, les entreprises cherchent à rassurer leur clientèle en annonçant des audits sociaux, de mesures de suivi et des partenariats d’un nouveau genre. Mais la réalité reste toujours la même pour ceux qui vivent les conséquences de ces politiques. Une nouvelle campagne, pour que ça change 2004, année olympique, est la période idéale pour remettre la pression et interpeller les grands acteurs économiques et politiques pour un commerce plus éthique dans le marché du sport. Dans le cadre d’une campagne internationale intitulée "Play fair at the Olympics", le collectif "de l’éthique sur l’étiquette" (voir ci-joint) inaugure cette année un cycle de trois ans sur la thématique des articles de sport. Trois grands réseaux internationaux se sont réunis pour mener cette action : La Clean Lothes Campaign (250 organisations dans 11 pays européens), Oxfam International (une confédération de 12 associations qui travaillent ensemble dans 100 pays et qui a produit le rapport international qui sert de base à la campagne) et le Global Unions (qui rassemble la Confédération Internationale des Syndicats Libres, et plusieurs structures syndicales internationales)En France, la modalité de la campagne est simple et son objectif ambitieux : 200.000 signatures d’ici l’été. C’est l’objectif particulier auquel s’est associé le Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires. La pétition sera adressée au Comité International Olympique pour lui demander de prendre des mesures concrètes afin de favoriser la démarche de qualité sociale des entreprises du sport. POUR EN SAVOIR PLUS : Collectif De l’Ethique sur l’Etiquette Créé en 1995, ce collectif regroupe aujourd’hui 42 associations de solidarité internationale, syndicats, mouvements de consommateurs et associations d’éducation populaire. Le collectif agit en faveur du respect des droits de l’Homme au travail dans le monde et de la reconnaissance du droit à l’information des citoyens sur la qualité sociale de leurs achats. Le Réseau-Solidarité de Peuples Solidaires diffuse régulièrement ses appels urgents en lien avec le collectif. www.ethique-sur-etiquette.org COMMENT AGIR ? Pour participer : Trois possibilités pour télécharger la pétition : Cliquez ici pour le format pdf (274 ko) Cliquez ici pour le format word (164 ko) Cliquez ici pour le format rtf (1116 ko) Renvoyez-la à : Réseau-Solidarité, 10 quai de Richemont 35000 RENNES Vous pouvez également signer individuellement la pétition en ligne sur : www.ethique-sur-etiquette.org/petit... ATTENTION : pas plus de 10 noms par feuille. Au besoin, faites des copies Délai de réaction : dès réception et jusqu’au 30 juin 2004, dernier délai. --- |
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