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Retenue d’eau - Aménagement rural

Fiche Technique N°E1 RETENUE D’EAU - AMENAGEMENT RURAL

1- Nature du projet :

Développement rural : retenue d’eau et aménagement agricole.

2-Lieu d’implantation :

Canton de YONDE Province du KOULPELOGO au Sud-Est du BURKINA FASO

3-Date de sa réalisation ou de son étude (début,fin) :

Etudes : début 1993
Réalisation : de février 1997 à juin 1998

4-Partenaires :

Au Burkina Faso :
-  Groupement villageois de Yondé-Koadiga
-  Association des Ressortissants de fondé à Ouagadougou.

En France :
-  Association « Ingénieurs Sans Frontière »
-  Agence de l’Eau « Adour-Garonne »
-  Municipalité de St Georges de Didonne
-  Conseil Régional
-  L’Association « cercle St Georgeais de la Ligue de l’Enseignement »

5-Initiateur du projet (Qui l’a souhaité ou proposé ?) :

Demande de la population de Tonde formulée dès 1987 ; projet que nous n’avons accepté qu’en 1993 : il s’agissait bien d’une retenue d’eau et non d’un aménagement de bas-fond et de diguettes, ainsi que nous leur avions proposé, sur les conseils de l’Association « Volontaires du Progrès »

6-Coordinateur :

Au Burkina Faso : Un ingénieur français en poste à Ouagadougou.
En France : Le bureau de l’Association.

7-Historique du projet (calendrier relatif à sa préparation et à son exécution ; missions éventuelles de partenaires français sur le terrain... )

En 1987, cette demande ne correspond pas aux possibilités financières de l’Association qui décide cependant d’inscrire tous les ans à son budget une ligne : « crédits réservés retenue d’eau » et ce n’est qu’en 1993 que le projet prend corps. Il s’agit alors d’une retenue d’eau villageoise, en gabions, dont la construction serait assurée par les villageois eux-mêmes sous la direction d’un ingénieur, sur le principe d’un petit barrage visité par le groupe,
L’Association « Ingénieurs Sans Frontières » accepte de constituer le dossier. Elle accomplit trois missions pour études socio-économiques et techniques qui aboutissent à un changement d’implantation de l’ouvrage (le lieu choisi se trouve au confluent de 5 cours d’eau). Les études révèlent que les travaux nécessaires ne peuvent être assurés uniquement par une main d’œuvre villageoise, mais nécessitent l’intervention d’une entreprise spécialisée.
Il s’agit alors d’une digue de 450 m, d’un déversoir central de 60 m de long, 5,70 m de hauteur et d’un bassin de 450 000 m3 de capacité.
Des devis demandés à plusieurs entreprises burkinabé dépassent les sommes prévues. Cependant l’Association accepte de financer la construction de la retenue d’eau, réservant l’aménagement agricole pour une deuxième tranche. Les travaux commencent en février 1997 pour se terminer en juin 1998.

8-Son coût :

Au cours de ces travaux, l’entreprise rencontre de grosses difficultés qui entraînent un surcoût important. Le montant final de la facture est de 1.100.000 FF, lourde charge pour l’Association qui n’a obtenu que 20 % de cette somme en subventions diverses.

9-Financement :

Partenaires burkinabé :

-  Prévu : cotisation des familles non réalisé.
-  Main-d’œuvre villageoise.
-  Subvention du gouvernement burkinabé réalisé en partie seulement.

Partenaires en France :

-  Agence de l’Eau « Adour Garonne » ...... ... .... 50 000 FF
-  Conseil régional :...(sur concours..................... ... 20000 FF
-  Municipalité : (sur 7 ans)............ .. ... ... .............. 40 000 FF
-  Association « Cercle St Georgeais »(sur 7 ans) 11 500 FF

10-Le projet et l’Administration du Burkina Faso :

Dossier déposé à la DRH (direction régionale de l’Hydraulique) à Fada ’N Gourma (Yondé dépend maintenant de la DRH de Tenkodogo.).

11-Le projet et son intégration dans la politique de l’Etat burkinabé (dans quelle mesure rejoint-il les priorités définies par l’Etat ?) :

Le projet est maintenant intégré au plan d ’ Aménagement du Territoire (Ministère de l’Eau et de l’Environnement) qui propose ses conseils techniques et sa contribution financière dès 2 001 « dans la limite des lignes budgétaires qui nous seraient alloués ». (extrait de la lettre du Directeur Général de l’Hydraulique).

12-Garanties obtenues par les fïnanceurs pour l’exécution effective du projet (factures, photos, missions sur le terrain,...).

-  Bilan avec photos et Certificat de bonne fin de travaux.
-  L’Agence Adour Garonne était en relations avec la DRH de Fada ’N Gourma.

13-Problèmes rencontrés.(dans les phases de préparation, d’exécution, ou par la suite) :

Phase de préparation

-  Recherche d’une aide technique, après avoir été repoussé par l’Association « Volontaires du Progrès »,( qui ne s’intéresse plus aux retenues d’eau, ce que nous voulons bien comprendre), nous nous sommes adressés à l’Association « Ingénieurs Sans Frontières » L’étude du projet a été effectuée successivement par 3 équipes d’élèves qui ont réalisé 3 missions sur le terrain. ISF National est intervenu trop tardivement pour assurer une coordination qui a alors posé « des problèmes de personnes » (élèves ingénieurs et anciens).
-  Financements :les jeunes nous avaient laissé espérer des financements par ISF National (qui a rejeté la demande) et par une recherche d’entreprises qui n’a pas abouti.

Conception :

-  Mauvaise conception du déversoir qui, de plus, aurait dû être réalisé tout en béton alors qu ’il n ’a été que recouvert de dalles de béton (de mauvaise qualité et mal posées)

Phase d’exécution :

-  Mauvais état du matériel loué par l’entreprise -> Pannes fréquentes (obligation de revenir à Ouaga (250 km) pour réparation ; accident mortel de 2 ouvriers (funérailles)-> retard et frais supplémentaires (travaux sur 2 ans).
-  Problèmes à la saison des pluies (ce que nous avions tenté d’éviter, connaissant le danger) : obligation d’évacuer les eaux pour protéger le chantier, de creuser un canal de dérivation, gros travail supplémentaire surcoût. Suivi insuffisant des travaux.

En conclusion :

Malgré les difficultés, nous nous devons de mener ce projet à son terme. Nous n’avons pas le droit de laisser retomber l’espoir que nous avons accepté de faire naître. Mais, il nous faut pour cela trouver des fonds.
Cette réalisation a été financée grâce au travail de l’Association ( seulement 20 % de subvention). Ce qui représente sur le budget 7 années de crédits réservés à cet effet. Nous ne pouvons poursuivre dans les mêmes conditions, car, si le réservoir est à reconstruire, la digue, elle peut être conservée, à condition que les travaux reprennent rapidement.

14-Autres informations qui vous paraissent intéressantes à signaler (techniques employées, impact de cette réalisation sur la vie locale...) :

-  Notre grosse erreur a été de ne pas avoir refusé ce projet qui ne correspondait plus au projet initial d’une petite retenue d’eau construite par les villageois eux-mêmes.
-  Conscient de l’ampleur de ce projet, nous avions pensé pouvoir faire confiance à l’Association ISF.
-  Impact : -Espoir de la population et particulièrement d’un groupement de maraîchers qui mérite vraiment d’être encouragé.
-  De jeunes couples avaient déjà envisagé de s’installer auprès de la retenue d’eau
-  Des cultivateurs émigrés en Côte d’Ivoire étaient déjà revenus au village.

15-Pièces jointes :

16-Contact (pour plus d’informations, s’adresser à ... )


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