La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (10 décembre 1948) définit tous les droits comme interdépendants et indivisibles.
Parmi eux, les Droits Économiques, Sociaux et Culturels ont vocation à favoriser le bien ou "mieux être" de chacun. Ce sont des droits universels, qu’il incombe aux États d’appliquer.
Les Droits Économiques, Sociaux et Culturels concernent notamment :
Les droits de l’Homme au travail, qui traitent des conditions de travail, du droit à une rémunération juste et équitable ; de l’interdiction du travail forcé ou obligatoire (toutes formes d’esclavage), de la réglementation du travail des enfants de la liberté d’association, du droit de former ou adhérer à un syndicat et de négocier collectivement.
Le droit de jouir d’une bonne santé (physique et mentale), en plus d’une protection sociale en cas de maladie, handicap, chômage ou vieillesse, et d’une protection de la famille.
Le droit à l’alimentation
Le droit à l’éducation pour l’épanouissement de la personne humaine, ainsi que le droit de bénéficier d’une vie culturelle et du progrès scientifiques.
D’autres droits dans divers domaines : le droit à un niveau de vie suffisant, l’égalité des droits entre hommes et femmes...
Ces droits sont définis par de nombreux textes de droit international parmi lesquels :
Les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T., créée le 10 mai 1944)
Le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (entré en vigueur en janvier 1976, 141 pays l’ont ratifié à ce jour)
La Charte des Nations Unies qui réunit les textes fondamentaux de défense des droits du citoyen (entrée en vigueur en 1965)
Réseau solidarité aborde, en lien avec ces notions, plusieurs thèmes d’action :
L’accès à la terre
Des paysans des Etats du Brésil, du Honduras, de la Colombie, du Ghana, des Philippines, de l’Inde et de biens d’autres états, sont de plus en plus menacés par une idée marchande de la terre. Promue par les Institutions Financières Internationales, cette conception remet en cause le droit des populations à l’accès à la terre et à un développement durable.
Elle rend aussi cruciale, aujourd’hui, la question de la mise en œuvre de véritables réformes agraires qui par ailleurs, n’implique pas seulement le monde rural mais soulève aussi des interrogations fondamentales sur le développement des sociétés du Sud.
La sous-traitance
Depuis le milieu des années 70, la sous-traitance n’a cessé de se développer dans les pays du Sud (main d’œuvre bon marché et à des législations peu contraignantes). Cette évolution s’est accompagnée d’une dégradation constante des droits des travailleurs.
Des campagnes de solidarité se sont donc organisées pour réclamer l’amélioration des droits de l’Homme au travail (les Clean Clothes Campaign). Dénoncées publiquement pour leurs mauvaises pratiques sociales, de nombreuses entreprises ont réagi, adoptant des codes de conduite. Mais le chemin est encore long avant d’obtenir de réelles améliorations des conditions de travail.
La production agricole
Selon la théorie des avantages comparatifs, les paysans ont tout intérêt à se spécialiser dans la production de biens et de services pour lesquels les coûts relatifs sont les plus bas. Elle a profondément marqué le développement des pays du Sud. Aujourd’hui, beaucoup d’économies du Sud dépendent de l’exportation de produits agricoles ou de minerais...Même si, depuis quelques années, avantages comparatifs riment surtout avec faible coût de la main d’œuvre.
Hérités des systèmes coloniaux, les secteurs agricoles et agroalimentaires de la banane, des oranges amères et des ananas connaissent actuellement une période de restructuration.
Face à ce nouveau défi, le mouvement syndical se mobilise pour améliorer les conditions de vie dans les plantations surtout célèbres pour la répression impitoyable encore exercée à l’encontre des travailleurs.
Les projets de la Banque Mondiale et du FMI
Reconvertis dans les années 70 à "l’ajustement" des économies du Tiers Monde, la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International restent aujourd’hui prisonniers de leurs structures d’origine ainsi que de leur conception libérale de l’économie.
Malgré des expériences fortement critiquées et leurs résultats peu convaincants, leur modèle domine encore le monde du développement.


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