FINISTERE ; FRANCE
MARCHE MONDIALE CONTRE LES FORMES LES PLUS INTOLERABLES DU TRAVAIL DES ENFANTS ; EXPOSITION ; PHOTOGRAPHIE ; DROIT DE L’ENFANT ; AUDIOVISUEL
Publics : PRIMAIRE ; COLLEGE ; LYCEE ; JEUNE ; ADULTE ; ENSEIGNANT
A) Un Club Citoyens du monde à l’initiative de cette action
Le Club Citoyens du monde existe depuis 1991, au collège de Kerallan à Plouzané, animé par une militante de Peuples Solidaires, également parent d’élèves dans ce collège. Un noyau de jeunes le fréquente régulièrement depuis plusieurs années, c’est avec eux que les projets du Club sont préparés d’une année sur l’autre. Mais laissons Marie relater le travail réalisé en 97-98, tel qu’elle l’a présenté dans le journal du collège : " A la fin de l’année dernière, l’animatrice du Club Citoyens du monde nous a demandé sur quel sujet nous voulions travailler cette année. J’ai proposé " le travail des enfants " car j’avais vu et entendu des émissions de télé et de radio, lu des articles, des livres sur le sujet. Cela m’avait intéressée car certains enfants étaient maltraités et j’avais envie de faire quelque chose pour eux. Il a aussi plu aux membres du Club. Cette année donc nous avons fait un " tour du monde " pour voir les différents genres de travaux selon les pays. Mais avant cela, le Club Citoyens du monde a fait une enquête qui a été distribuée aux professeurs de 5ème qui, eux-mêmes, l’ont distribuée à leurs élèves. Elle concerne le travail qu’auraient pu faire nos grands-parents, étant petits. Certains d’entre eux ont été mousses sur des bateaux, d’autres ont travaillé à la ferme dès 7-8 ans ou ont fait de la couture_ Nous avons ensuite " suivi " la Marche Mondiale contre les formes les plus intolérables du travail des enfants ". Ce thème proposé par une élève a pris alors toute sa dimension, liant la réflexion du groupe à cette action au niveau international.
B) Un stage d’éducation à la citoyenneté internationale permet de démultiplier l’initiative
Un stage de formation et d’échanges du " Réseau d’Educateurs à la Citoyenneté Internationale " (RECI), animé par un permanent de Peuples Solidaires, a eu lieu, courant octobre 1997, à l’initiative du groupe Peuples Solidaires de Plouzané. L’un des thèmes de ce stage a été la réflexion à mener avec les jeunes sur la question du travail des enfants, thème évoqué parles élèves eux-mêmes. A la suite de ce stage, une carte-message a été élaborée par le RECI pour donner l’occasion aux jeunes de traduire, en mots et en dessins, leur solidarité.
La carte de solidarité a été proposée par le groupe Peuples Solidaires de Plouzané aux enseignants et éducateurs qui avaient participé au stage, aux enseignants des CM2 et collèges de Plouzané et à tous les Conseils Municipaux de Jeunes du département, lors de leur rencontre départementale. Le Club Citoyens du monde du Collège de Kerallan a également diffusé l’information aux collèges du Finistère par le courrier électronique interne. Dans la presqu’île de Crozon, 18 établissements scolaires ont été prévenus par Clément Sommier, de l’association " Frères des Hommes ".
C) Des temps forts d’information et d’expression aux quatre coins du département
A Plouzané, 14 classes du CM1 à la 5ème ont pu découvrir le travail des enfants, à partir de vidéos et d’informations complémentaires présentées par l’animatrice du Club Citoyens du monde du Collège de Kerallan. Dans l’une des écoles, les élèves ont approfondi leur découverte du travail des enfants, en lisant deux romans " Les petits mégots " et " Le plus bel endroit du monde ".
La sensibilisation, pour tous les élèves de 5ème du collège de Kerallan, suite au travail du Club Citoyens du monde, a eu lieu lors d’une journée banalisée. Les élèves ont été informés le matin par des vidéos commentées par les jeunes et l’animatrice du Club. Des ateliers animés par des enseignants et des parents d’élèves ont permis aux jeunes de s’exprimer : improvisations théâtrales, création d’affiches et d’un numéro spécial du journal du collège. Des classes de 3ème ont enrichi leur réflexion sur le sujet, en traduisant, en cours d’anglais, des articles de journaux de langue anglaise et ont étudié le travail des enfants, en Angleterre, au XIXe siècle mais aussi de nos jours.
Au collège de Saint-Michel, c’est au CDI que plusieurs classes ont pu s’informer. D’autres jeunes de Plouzané ont été sensibilisés dans le cadre de l’aumônerie paroissiale.
Pendant une semaine, Peuples Solidaires a exposé, dans le hall du Centre Culturel, des panneaux sur le travail des enfants ; des vidéos permettaient d’approfondir l’information.
A Lesneven, le club Tiers-Monde du Lycée Notre-Dame de Lourdes a réalisé des panneaux pour informer plusieurs classes de 5ème des collèges environnants.
A St Renan, une classe de 4ème de la Maison Familiale Rurale a reçu cette exposition et rencontré les lycéens. Ensuite, des élèves sont allés à leur tour témoigner de leurs découvertes auprès d’une classe du Collège Ste-Marie de Guilers. Par ailleurs, ils ont souhaité que leur voyage annuel de classe ait lieu à Poitiers, pour participer à la Marche Mondiale qui y faisait étape.
A Guilers, Gouesnou et Guipavas, l’information a circulé par l’intermédiaire des jeunes élus des Conseils Municipaux de Jeunes. Les élèves du Collège du Vizac à Guipavas ont aussi été informés par le Club Tiers-Monde de ce collège.
A Sizun, les classes de 5ème du Collège du Val d’Elorn ont travaillé, toute l’année, pour parti-ciper à l’exposition-concours " Déchaîne ta citoyenneté ", organisée, par l’Association de Prévention pour une Meilleure Citoyenneté des Jeunes. Les élèves ont réagi sur l’esclavage, en lien avec le 150ème anniversaire de son abolition, et se sont aussi interrogés sur les travaux forcés auxquels sont soumis des millions d’enfants dans le monde. Ils ont " mis leur pas " dans la Marche Mondiale, après avoir été contactés suite à l’article paru dans la rubrique " Tam-tam des collèges ", du journal Okapi.
A Quimper, dans le cadre de " la semaine des initiatives citoyennes ", tous les élèves du collège et de la Segpa Max Jacob ont réfléchi sur les droits de l’enfant et notamment sur le droit à être protégé contre toute forme d’exploitation.
A l’école Jean Jaurès de Crozon, les élèves du CE2 au CM2 ont rempli leurs cartes-messages et réalisé une magnifique banderolle colorée avec leurs traces de pas.
A Brest, les élèves de CE1 et de CLIS de l’école des Quatre Moulins ont répercuté sur internet l’information reçue et exprimé leur soutien aux enfants travailleurs.
Ainsi dans plus d’une dizaine d’établissements scolaires, dans plusieurs Conseils Municipaux de Jeunes, ou dans une aumônerie, plus d’un millier de jeunes du Finistère ont compris qu’ils pouvaient agir en citoyens du monde, en s’informant et en restituant cette information dans leurs familles, à leurs copains... mais aussi en exprimant leur soutien aux 250 millions d’enfants qui travaillent dans le monde.


Des jeunes finistériens solidaires des enfants travailleurs