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Accueil » Actions des groupes » ... au Nord » Campagne "quatre mois pour Timor-est" (2)

Campagne "quatre mois pour Timor-est" (2)

TIMOR-EST ; INDONESIE ; ASIE

CAMPAGNE D’INFORMATION ; DEVELOPPEMENT DURABLE ; GROUPE DE PRESSION ; PAIX ; MEDIA ; ONG ; DROIT DES PEUPLES ; DROIT DE L’HOMME ; AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT

Publics :
ADULTE

2. EVALUATION ET MISE EN PERSPECTIVE.

EVALUATION DES RESULTATS :

56 associations ont pu mener des actions en faveur de Timor-Est durant les 4 mois de la campagne (conférences-débats, stands d’information...).

Une cinquantaine d’articles ont été écrits sur Timor-Est, dont une vingtaine dans la grande presse (notamment au moment de la réunion du GCI), sur la base du gros travail de documentation et d’information nourri par le collectif. Des reporters photographes sont partis dans l’île en juillet-août 1994.

Grâce aux lettres-types des militants et aux bulletins de campagne, les députés ont commencé à être interpelés et à réagir.

La pétition a rencontré un certain succès (800 signatures entre le 30 mai et le 30 juillet), particulièrement auprès des groupes et des adhérents de Peuples Solidaires et du RITIMO.

En revanche, tout ce qui était prévu n’a pu être réalisé : les réseaux de militants ont été très peu mis en contact ; la mise en place d’un lieu public consadré à Timor (avec exposition, stands d’information...), "l’Espace pour Timor", n’a pas pu être concrétisé ; seuls quatre des huit numéros du bulletin de campagne initialement prévus ont vu le jour (mais un numéro non planifié sur la conférence de Manille a été réalisé afin de rebondir sur l’actualité).

NATURE DES DIFFICULTES :

Le manque de moyens, essentiellement de moyens humains, a également réduit la portée de l’action (une journée par semaine pour le secrétariat de la campagne, c’est trop peu).

La nouveauté de la méthode présidant au déroulement de la campagne, révélant les différences de fonctionnement des organisations impliquées dans l’action, a entrainé des difficultés de coordination.

Certains groupes locaux ont regretté la trop grande densité de l’information ("trop à lire") qui a géné son exploitation. Les organisateurs de la campagne n’ont, en effet, pas eu les moyens d’adapter les supports aux différents publics-cibles (les outils d’information ont peut-être été plus utiles à certains journalistes, députés et sénateurs).

CONDITIONS DE REUSSITE :

Le travail en collectif a globalement été positif car il a permis l’ouverture du champ des moyens et des groupes concourant à la campagne.

Les dossiers et les bulletins d’information sont riches et denses, et peuvent être réutilisés aisément.

L’action en direction de la presse, laquelle était à la fois une cible et un relai de la campagne, a conféré une certaine épaisseur à la campagne.

ENSEIGNEMENTS :

Cette campagne peut être perçue comme un relatif succès, du fait d’un manque pénalisant de concours humains et en raison de la méconnaissance quasi-générale à l’égard du drame timorais.

De ce constat, il découlait la nécessité d’une première phase visant à faire découvrir cette réalité et à sensibiliser sur les moyens d’y remédier au niveau du simple citoyen. Cet objectif a été partiellement réalisé (information-sensibilisation pour et par les médias, information-sensibilisation pour et par les ASI, prémices d’une responsabilisation à l’échelle politique).

Il convient d’approfondir la méthode en insistant sur une coordination plus fluide et mieux suivie, et en ouvrant le champ des publics-cibles à d’autres secteurs de la "société civile" (syndicats, étudiants...).

Il serait impérieux de systématiser le croisement des réseaux et la mise en relation des militants des différents mouvements intéressés à l’action en faveur de Timor-Est.

Pour ce type de campagne de "dégrossissement" et de sensibilisation sur un sujet quasi inconnu du public, il ne faut guère attendre de retombées immédiates, même en fixant des objectifs précis.

PERSPECTIVES :

Il importe maintenant d’envisager une action à plus long terme mobilisant un plus grand nombre d’acteurs autour de la constitution du fichier de campagne, développant les relations personnalisées avec les journalistes sensibilisés sur la question, en combinant les "coups médiatiques" (visibilité de la campagne) avec l’action souterraine et diplomatique soutenue au niveau international.

Enfin, il serait éventuellement souhaitable d’agréger cette campagne à celles s’articulant autour de thématiques plus larges (le contrôle démocratique des ventes d’armes, la réforme de la politique française de coopération).

Ces visées à moyen ou long terme requièrent une augmentation des moyens humains.

LABOLLE, Jean François ; KREMER, Pierre
PEUPLES SOLIDAIRES
1994/09/02
4 rue Franklin, 93200 Saint-Denis, France.

Notes : Fiche réalisée sur la base du retour-questionnaire envoyé par Jean-François LABOLLE, animateur à Peuples Solidaires.
Rédaction : CCFD, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris, France.
Tél. 01 44 82 80 00. Fax. 01 44 82 81 44.

Voir première partie : Campagne "quatre mois pour Timor-est" (1)


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