LA SOLIDARITE VA DE PAIR AVEC UNE CERTAINE AUTONOMIE
C’est pourquoi, avec de nombreux partenaires du Sud, nous estimons que la voie du développement réside actuellement dans la recherche d’un développement de type « autocentré », c’est à dire :
fondé plus largement sur les ressources humaines et naturelles de ces pays,
tourné en priorité vers la satisfaction des besoins essentiels des populations, et non d’une minorité privilégiée,
respectueux des valeurs propres, de la liberté de choix de chaque peuple.
Nous tenons à signaler que dans notre esprit :
la recherche d’un développement autocentré ne saurait être confondue avec un quelconque repli sur soi, une quelconque autarcie, qu’elle soit économique ou culturelle. En particulier, le regroupement du pays au sein d’ensembles régionaux nous semble nécessaire pour réduire le déséquilibre des forces au plan international, pour atténuer les situations de dépendance et permettre des réalisations en matière de recherche et de productions industrielles quand elles dépassent les possibilités d’un Etat isolé ;
le développement autocentré ne doit pas être considéré comme un absolu. Les contextes géographiques, historiques et culturels peuvent diversifier la mise en oeuvre de choix similaires. Comme il n’y a pas de cause unique au mal-développement, il n’y a pas de solution unique au problème du sous-développement. Le développement autocentré nous semble être une orientation ; il ne doit pas devenir un slogan simplificateur.
Nous affirmons aussi que :
le développement est inséparable du respect des droits de l’homme ;
les liens de solidarité et le soutien aux luttes menées par des groupes humains à la base, ici et là-bas, doivent être un élément moteur en vue de parvenir à un nouvel ordre mondial, économique et politique ;
la mise en oeuvre de l’ensemble des actions visant à lutter contre le mal-développement implique no seulement des relations plus équitables entre les nations, mais aussi, et pour longtemps encore, une contribution financière substantielle des pays riches, affectée en priorité à la satisfaction des besoins essentiels des populations et à leur libération, et pour cela, contrôlée par les populations elles-mêmes. Nous demandons que les Etats, à commencer par la France, y consacrent au moins 1% de leur PNB.
Dans ce contexte, l’action des membres individuels et des groupes de Peuples Solidaires comporte deux pôles :


Autonomie