Réseau Solidarité travaille en lien étroit avec des organisations latino-américaines par le relais, en Europe, d’appel à la mobilisation internationale. De même, de nombreux groupes locaux y ont des partenariats et appuient des projets de développement sur le terrain.
BRESIL
Projet d’appui à la population d’un municipe du Nordeste Brésilien, Brésil - État de Bahia - Municipe de Pintadas. _ Financement UE 75% 48 mois.
Il s’agit d’aider la population du municipe de Pintadas, au cœur du polygone de la sécheresse du Nordeste brésilien, très majoritairement pauvre et confrontée à une situation de grandes inégalités sociales, à vivre avec la sécheresse, à améliorer ses conditions de vie et à accroître les revenus des petits agriculteurs.
A cet effet il est prévu un ensemble d’actions :
amélioration de l’approvisionnement en eau,
assistance technique à l’adaptation des pratiques agro-pastorales à la sécheresse,
accès au crédit des petits paysans pour la réalisation de leurs projets,
développement des moyens de commercialisation des produits de l’élevage
mise en place d’équipements de base dans le domaine de l’assainissement et de la distribution d’énergie électrique.
Il s’agit de structurer un programme municipal d’assistance technique et de crédit rural susceptible d’augmenter le revenu de 720 familles de 24 communautés rurales de 130 R$ par mois actuellement à 300 R$ par mois en 2006 ; de diminuer la mortalité infantile dans le municipe de Pintadas de 49 ‰ actuellement à 25 ‰ à la fin de l’année 2006 grâce à la mise en place d’un système d’assainissement collectif desservant 500 familles de la zone urbaine. Parmi ces 500 familles 200 relèvent aussi de l’objectif précédent ; de rendre l’espace rural plus attractif de façon à diminuer au moins de 25% les migrations saisonnières, et parfois définitives, de la campagne vers la ville, en équipant 500 familles rurales en eau potable et en énergie électrique.
Le polygone de la sécheresse, dans le Nordeste Brésilien, est bien connu. La saison sèche y est très accentuée ; les pluies, de janvier à mai, sont sporadiques et parfois inexistantes. La pluviométrie moyenne est de 471 mm/an mais varie de 163 mm à 1.043 mm/an. Les ressources en eau sont très limitées. 92 % des précipitations sont perdues par évapotranspiration. Les sols sont de texture moyenne, souvent sableuse, et à faible réserve nutritive. La population n’y pratique ordinairement qu’une agriculture et un élevage précaires.
A ces conditions naturelles difficiles s’ajoute une situation socio-économique caractérisée par de grandes inégalités. Les richesses de quelques uns qui bénéficient de la concentration des terres et des revenus de l’industrie ou de l’agriculture intensive, s’opposent à la pauvreté de la masse de la population. Cela est notoirement vrai à l’intérieur du polygone de la sécheresse qui comporte 867 municipes dans 9 États. Il abrite la population la plus pauvre du Brésil avec un indice de développement humain de 0.36, inférieur à la moitié de la valeur de cet indice pour le Brésil dans son ensemble.


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