La campagne « C’est pas du jeu ! », pour des conditions de travail décentes dans l’industrie du jouet entre dans sa troisième et dernière année. Il est donc temps de dresser le bilan des actions passées, positives tant au niveau des mobilisations que de nos activités de plaidoyer vis-à-vis des industriels du jouet. Peuples Solidaires félicite et remercie toutes les personnes qui agissent à ses côtés et s’engagent dans la défense des droits des ouvriers-ères du jouet. Ensemble, poursuivons nos efforts pour donner à ce sprint final les moyens de ses ambitions !
13 000 signataires européen-ne-s de la pétition adressée à l’ICTI
La deuxième année de la campagne a marqué un nouveau point grâce à la pétition adressée à la Fédération internationale des industries du jouet (ICTI). Près de 13 000 signataires européen-ne-s, dont 8 770 français-e-s ont ainsi interpellé l’ICTI pour exiger l’amélioration des conditions de travail dans l’industrie du jouet. Le 12 avril 2011, ces signatures ont été officiellement remises au Président de la Fondation « CARE » de l’ICTI, qui a déclaré s’assurer que l’ICTI tiendrait compte, lors de la prochaine rencontre de son Bureau en juin 2011, de ces milliers de voix citoyennes en attente des mesures concrètes qui permettront l’amélioration des conditions de travail des ouvriers-ères du jouet. Si le lancement et la diffusion de cette pétition ont clairement permis d’ouvrir le dialogue avec l’ICTI, nous veillerons à ce que les engagements de la Fondation ne restent pas lettre morte.
Renforçons la pression exercée sur les multinationales du jouet
Les deux Appels Urgents lancés en 2010 dans le cadre de la campagne témoignent également de l’efficacité de nos actions. En juin 2010, un premier Appel a été adressé à Carrefour ; le géant français de la distribution s’est alors engagé à rester vigilant envers les violations des droits des travailleurs-euses chez ses fournisseurs et a pris des mesures concrètes en ce sens. En décembre 2010, un deuxième Appel mettant en cause des sous-traitants de Disney a été lancé. Disney restant pour l’instant sourd aux milliers de messages de protestation lui ayant été adressés, l’ensemble des partenaires européens de la campagne s’apprête à exercer davantage de pression sur l’entreprise afin d’obtenir une réponse. Dans cette optique, le 6 janvier 2011, Peuples Solidaires a également déposé une plainte devant l’Autorité française de la régulation professionnelle de la publicité, pour faire reconnaître que le code de conduite de la multinationale américaine Disney constitue une publicité de nature à induire les consommateurs en erreur. Il s’agit d’une démarche inédite qui pose la question de savoir si les codes de conduite sont soumis aux règles déontologiques de la publicité. Si, pour l’instant, l’ARRP ne considère pas que ces codes soient assimilables à de la publicité, le rôle de Peuples Solidaires consiste à faire évoluer cette position.
Quand les médias s’en mêlent
Un autre point positif doit être souligné: plusieurs événements majeurs ont particulièrement marquée l’année et ont notamment permis une couverture médiatique intéressante.
La tournée partenaire, dont Debby Chan, représentante de la SACOM, s’est faite la porte-parole pendant son séjour en France a été particulièrement bien relayée dans les médias nationaux. S’appuyant sur les résultats d’une enquête réalisée par la SACOM et incriminant deux fournisseurs chinois de Disney, Debby Chan a eu l’occasion, notamment lors d’une conférence de presse organisée à Paris, de faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses des usines victimes de graves violations de leurs droits. A la suite de ce petit déjeuner de presse, Debby Chan a pu rencontré Monsieur Nounours, la mascotte de la Campagne de Peuples Solidaires sur les conditions de travail dans l’industrie du jouet. Lors d’une interview exclusive, ils ont eu le temps d’échanger sur les conditions de travail des ouvriers-ères chinoises, à la veille de Noël : les nouvelles n’étaient pas malheureusement pas bonnes…

Monsieur Nounours et le Président de Peuples Solidaires à Bagnols sur Cèze, du 12 au 14 novembre 2010
Entre temps, Monsieur Nounours n’est pas resté inactif puisqu’il s’est lancé dans une tournée française pour interpeller citoyen-nes et consommateurs-rices sur le rôle qu’ils peuvent jouer en faveur d’une amélioration des conditions des ouvrières des usines de jouets. Des centaines de pétitions ont pu être collectés grâce à lui !
Le voyage de presse effectué par l’ensemble des partenaires européens de la campagne en Chine a été une autre occasion de faire prendre conscience à un nombre toujours plus important de citoyen-ne-s des violations des droits des travailleurs-euses dans les usines chinoises de fabrication de jouet. Cette bonne couverture médiatique (les apparitions de la campagne dans la presse ont plus que doublé par rapport à l’année précédente) renforce considérablement l’impact de la campagne. Soulignons également à ce titre le nombre grandissant d’articles parus dans la presse régionale !
Des militant-e-s formées à travers toute l’Europe
Avec ses partenaires européens, Peuples Solidaires et certain-ne-s de ces militant-e-s ont participé à une formation à Vienne en mars 2010 qui, grâce aux nombreux échanges sur les différents modes d’action mis en œuvre dans les différents pays participant à la campagne, ont permis une intense mobilisation en France. En témoigne la multitude d’évènements organisés par les groupes locaux de Peuples Solidaires dans de nombreuses régions. Ces mobilisations ont clairement contribué à rendre public la campagne et participé à la satisfaction de ses différents objectifs.
En outre, l’organisation de formation par Peuples Solidaires et certains de ses groupes locaux a permis à des centaines de personnes d’être davantage sensibilisées aux conditions de travail dans l’industrie du jouet.
Peuples Solidaires remercie tou-te-s les militant-e-s qui ont suivi la campagne C’est pas du jeu ! et se sont mobilisé-e-s cette année. Ensemble, nous pouvons encore marquer des points pour l’amélioration des conditions de travail dans l’industrie du jouet. Nous comptons sur vous pour que cette dernière année de campagne soit aussi haute en couleur que les précédentes !













