H&M RÉPOND !

Nouvelles de l’Appel Urgent « Cambodge : Main-d’oeuvre licenciée pour avoir demandé un salaire vital »

15/02/2011


Manifestation d'ouvrières de l'habillement cambodgiennes en septembre 2010

Depuis le 9 février dernier, H&M répond à l’ensemble des personnes qui lui adressent un message de protestation pour demander la réintégration des ouvrier-ère-s de l’habillement cambodgien-ne-s (cf. Appel Urgent « Cambodge : Main-d’œuvre licenciée pour avoir demandé un salaire vital »).

Dans son message de réponse , l’entreprise suédoise affirme qu’elle suit de près le développement de cette affaire, et travaille activement à la résolution de ce conflit, via notamment ses représentants sur place.

Elle invite en outre les parties à ce conflit (travailleur-se-s, syndicats et employeurs) à « trouver un accord satisfaisant » pour tou-te-s et à porter leurs demandes devant la « Cour d’arbitrage » pour obtenir un règlement final.

Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette se réjouissent de l’engagement exprimé par H&M en faveur d’une résolution rapide du conflit social qui oppose les travailleurs-ses injustement licencié-e-s qui fabriquent ses vêtements, à leurs employeurs. Nous regrettons toutefois que les mesures prises par la multinationale suédoise pour atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé, restent aussi faibles. En effet, pour notre partenaire sur place, la Coalition des syndicats démocratiques des travailleurs-ses de l’habillement cambodgien-ne-s (CCAWDU), H&M ne devrait pas attendre que la Cour d’arbitrage soit saisie et se soit prononcée pour demander à ses fournisseurs de réintégrer immédiatement les travailleurs-ses injustement licencié-e-s. En leur demandant d’engager une nouvelle procédure, alors même qu’une plus haute instance (le Cour de justice) s’est déjà prononcée en leur faveur en octobre dernier, H&M fait le jeu des employeurs, qui comptent sur ce genre de chicanes pour casser la mobilisation des syndicats. Les ouvriers-ères mobilisés pour réclamer leur réintégration et les indemnisations qui leur sont dues ne pourront en effet tenir longtemps sans ressources.


C’est pourquoi il est impératif qu’H&M, mais aussi Zara et Gap auxquels est également adressé notre Appel Urgent, usent de leur influence sur leurs fournisseurs cambodgiens pour demander la réintégration immédiate des 318 travailleurs-ses abusivement licencié-e-s et le paiement des salaires dus pour le temps pendant lequel ils-elles ont été mis à la porte et privé-e-s de ressources.


> Voir la réponse d’H&M, et sa traduction française