LA RESPONSABILITÉ DES MULTINATIONALES DU JOUET

Les multinationales donneuses d’ordres (marques et distributeurs de jouets) sont indubitablement responsables de la violation des droits des ouvriers. Ces dernières adoptent des codes de conduite pour pousser leurs fournisseurs à respecter les droits de leurs ouvriers. Mais en même temps, elles infligent à leurs fournisseurs un nombre limité de commandes, des délais de livraison restreints et des prix extrêmement bas, que ces derniers répercutent sur les conditions de travail de leurs ouvriers. C’est pour cette raison que les multinationales doivent, avant toute chose, réformer radicalement leurs propres pratiques d’achat, que nous considérons comme contraires à l’éthique et non durables.
De plus, lorsque des fournisseurs chinois se retrouvent sous les feux des projecteurs pour avoir violé les droits de leurs ouvriers, plutôt que d’assumer leurs responsabilités, les multinationales préfèrent bien souvent retirer purement et simplement leurs commandes, pour ne pas avoir à essuyer les critiques et salir leur image. Cette stratégie communément appelée en anglais « cut and run » est intolérable. Les fournisseurs laissés pour compte finissent bien souvent par mettre la clef sous la porte. C’est donc encore une fois les ouvriers qui sont les premiers touchés. Au vu des nombreux cas de violations recensés, nous demandons aux multinationales donneuses d’ordres de prendre les mesures qui s’imposent pour permettre aux fournisseurs de se conformer aux lois locales du travail, à leurs codes de conduite, et au code de la Fédération internationale des industries du jouet.