Partenaires au Sud

•Ils produisent des aliments que nous mangeons tous les jours. Ils sont travailleurs des plantations de bananes ou d’ananas, ouvriers agricoles des champs de canne à sucre en Amérique latine et en Afrique.

•Elles produisent les vêtements que nous portons et les jouets que nous offrons à nos enfants. Elles sont ouvrières des usines  du textile et du jouet en Asie du Sud-Est.

•Ils ou Elles sont aussi paysans mais ne peuvent accéder à des terres accaparées par des grands propriétaires et des multinationales de l’agroalimentaire.

« Ils » et « Elles » ont au moins trois points communs :

• des revenus  insuffisants qui les maintiennent dans la pauvreté

• des conditions de travail indécentes voire dangereuses pour leur santé

• des contextes de répression sociale et syndicale.

Mais le tableau ne s’arrête heureusement pas là. Car ces hommes et des femmes se mobilisent pour faire valoir leurs droits avec l’appui d’organisations locales : syndicats, associations, mouvements paysans… Ils ne nous ont pas attendu pour prendre leur destin en main. Mais dans certaines situations, ils en appellent à la solidarité internationale.

Peuples Solidaires a un principe : ne pas parler à la place de organisations du Sud mais faire résonner leurs voix et venir en soutien à leurs mobilisations.

Lorsque des ouvrières thaïlandaises d’une usine textile, organisée en syndicat, sont brutalement réprimées par leur direction, avec la complicité passive ou active des multinationales qui font fabriquer leurs produits dans le pays, la lutte est inégale. Mais quand des citoyens consommateurs européens se mobilisent simultanément dans plusieurs pays pour faire savoir à ladite multinationale  qu’ils sont informés de ce qui se passe chez ses sous-traitant et qu’ils trouvent cette situation inadmissible,  le rapport de force devient plus équilibré et un dialogue peut s’engager.

Notre action ouvre des espaces de liberté aux organisations qui font appel à notre solidarité.

Peuples Solidaires a également créé une Caisse de Solidarité qui apporte des appuis financiers urgents à nos partenaires.

Au final, nos actions convergent toutes vers le même but : renforcer les organisations des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie qui sont les mieux placées pour faire respecter les droits des populations locales.

 

Liste des partenaires des Appels Urgents

 

Afrique:

  • CODEN (Comité de Développement pour la région de Ndo) : Le CODEN a été créé en 2000 pour développer la région de Ndo et favoriser l’établissement d’un cadre de vie décent.
  • Collectif de défense des terres malgaches – Tany : Ce collectif s’est constitué en réaction à la transaction annoncée par Daewoo dans la presse. Il regroupe des individus d’origine malgache déterminés à unir leurs forces et à travailler ensemble pour s’opposer à la spoliation des citoyens et paysans malgaches de leurs terres.
  • CSSA (Comité de Suivi de la Sécurité Alimentaire) : il réunit des organisations paysannes mauritaniennes, des organisations de défense des droits de l’homme et des ONGs. Etabli en 2008 à Nouakchott, il a pour mission d’assurer le suivi de la situation alimentaire en Ma et de veiller à la prise en compte et au respect des intérêts des populations paysannes (agriculteurs et éleveurs) dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles nationales et régionales.
  • RFA (Réseau Femmes en Action) : Organisation de la société civile burkinabé créée en 2003, elle mène des actions de renforcement de capacités et de plaidoyer en faveur des femmes, des jeunes, oeuvrant dans le domaine agro-sylvo-pastoral.
  • SEXAGON : Le Syndicat des exploitants agricoles de l’office du niger a été créé en 1996 pour défendre les intérêts des paysans de la zone dite « Office du Niger » (ON), du nom de l’organisme parapublic qui aménage et entretient des canaux et périmètres irrigués et gère les terres, et dont les décisions étaient trop souvent prises au détriment des agriculteurs. Faliry Boly, rejoint par près de 12.000 autres paysans, a fait du syndicat une force qu’il est difficile d’ « oublier » lors de réunions relatives à l’aménagement de la zone.

Amérique Latine:

  • CIMI (Conseil Indigène Missionnaire) : Le CIMI un organisme brésilien créé en 1972 qui tente de favoriser l’articulation entre villages et peuples, en soutenant la lutte pour la garantie du droit à la diversité culturelle pour les peuples indigènes.
  • CONAQ (Coordination Nationale d’Articulation des communautés noires rurales Quilombolas au Brésil) : organisme national créé en 1996 qui représente les Maroons du Brésil, le CONAQ est aujourd’hui un des agents les plus actifs du mouvement noir dans le Brésil rural.
  • CUC : Le Comité d’Unité Paysanne, créé en 1978, est un mouvement guatémaltèque rassemble des paysans, travailleurs ruraux et peuples originaires, des hommes, des femmes, des jeunes, des anciens et des enfants de diverses cultures du Guatemala. La question de l’accès à la terre est leur principal axe de travail, dans un pays où la concentration des terres aux mains de grands propriétaires est impressionnante.
  • FENACLE : La Fédération Nationale des Travailleurs de l’agro-industrie, Paysans et Indigènes Libres de l’Équateur a été fondée en 1969. Elle travaille d’une part avec le secteur agricole dans la mise en place de projets de développement social ; et exerce, d’autre part une activité syndicale liée aux secteurs bananier, sucrier et horticole.
  • MIQCB (Movimiento Interestadual des Quebraderas de Coco Babaçu) : Ce groupement d’organisations brésiliennes s’est créé pour soutenir la cause des 350.000 cueilleuses de babaçu, améliorer leurs conditions de vie et faire évoluer leur statut au sein de la société.
  • MOCASE : Mouvement paysan argentin faisant partie de la Via Campesine, et qui a choisi comme principale stratégie la lutte pour la possession de la terre et pour l’amélioration des conditions de vie des familles vivant en zone rurale.
  • MST (Mouvement des Sans Terres): Large mouvement à caractère syndical, populaire et politique créé en 1984. Il lutte pour la terre, et le changement social au Brésil, et est aujourd’hui devenu un acteur incontournable tant au Brésil que sur le plan international.

Asie:

  • Ekta Parishad : Mouvement non-violent et gandhien travaillant sur les questions d’accès à la terre, à l’eau et à la forêt en Inde. Créé il y a vingt ans suite à une marche dans l’État du Madhya Pradesh, ce mouvement a progressivement mobilisé des communautés de sans-terre à travers l’Inde et organise une marche de 100 000 indien-ne-s.
  • Fedina (Foundation for educational innovations in Asia) : Organisation indienne qui accompagne les populations marginalisées pour qu’elles soient à même de défendre leurs droits et deviennent actrices de leur propre émancipation
  • Kasama-TK : Fédération régionale d’organisations paysannes du sud des Philippines qui a été créée en 1985 par des représentants provinciaux de paysans et militants.

Réseau ActionAid:

Le réseau ActionAid International, dont Peuples Solidaires fait partie, compte des affiliés dans de nombreux pays du Sud qui représentent des partenaires privilégiés dans la défense des populations locales. Des actions ont notamment été lancées en commun avec les représentants d’ActionAid au Brésil, au Sénégal, à Haïti et en Inde.